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LA CHAPELLE SAINT VINCENT

 

 

Présentation et histoire de la chapelle
Qui était Saint Vincent ?
Le cantique de St Isidore en breton et en français
La restauration de la chapelle



                                    
 

 
A –  Présentation Historique (Historique dressé par Madame Le Calvé Jacqueline – Sept. 1987)

1 – Historique :

              Il est difficile de connaître la date de construction de la chapelle. Elle semble en tout cas liée à la présence des Ducs de Pont-Callec ou de leurs vassaux fidèles ; tout territoire appartenait en effet au marquisat.

            Dès 1719, on parle de la chapelle dans les archives : « c’est là que le 24 septembre 1719, le lendemain qui était un dimanche, le marquis fit publier à la chapelle Saint Vincent, proche de Plouay, qu’il y aurait à midi une battue aux loups et aux sangliers. » Cela atteste que le site a servi de rendez-vous de chasse.

            D’autres dates apparaissent : 1805 - 1829 dans un cartouche sur le pignon ouest, 1889 sur la balustrade en fer forgé dans le chœur. La chapelle aurait donc subi différents remaniements, ainsi le clocheton laisse apparaître une maçonnerie différente.

            Le culte de cette chapelle était très vivace vers 1920 puisqu’aux pieds de la statue de Saint Vincent est posé un remerciement pour guérison.

             2 – Architecture :

             L’édifice est situé à l’ouest d’un grand plâcitre triangulaire enclos de murs sur un côté . La chapelle est d’un type courant : plan rectangulaire simple avec adjonction d’une sacristie en appentis à l’est, cloche sur le pignon ouest. Mais les murs gouttereaux sont cependant plus élevés que ceux de la majorité des chapelles. Sur le mur ouest, entre la porte  et l’oculus, une niche à coquille et appuis saillants moulurés, contient une statue de granit représentant Saint Vincent. Au dessus de l’oculus , une date est inscrite dans un cartouche : 1829.

           

A l’intérieur, le chœur liturgique est délimité
par un emmarchement de un degré et une balustrade en fer forgé.
La charpente est apparente. Il y a une porte dans le mur Nord, chose rare dans les édifices de ce type. L
e mur Est est  percé d’une porte menant à la sacristie.

            

 

 

 

 3 - Les statues

             Saint Vincent Ferrier

         La chapelle possède deux statues de Saint Vincent Ferrier.

 L’une est située à l’extérieur dans une niche du mur occidental. Elle mesure 1,10 mètres , technique ronde-bosse, granit. Le Saint tient à la main un livre et le bras droit est levé. L’ensemble de l’exécution est peu savant.

L’autre  statue est située dans le cœur au dessus de l’autel sud. Elle est en bois , technique ronde-bosse, 1,60 mètre. La polychromie est moderne. Le Saint tient à la main un livre, le bras droit est levé et le doigt tendu. Il a une attitude d’imploration. Il porte une aube avec capuchon, le drap est lourd, d’inspiration baroque.

 Saint Vincent Ferrier, appartenant à l’ordre des Dominicains et d’origine Espagnole (Valence), est connu à son époque pour son éloquence puissante : il a converti en Espagne 25000 juifs et autant de musulmans. Il a fondé de nombreux monastères et hôpitaux, fait bâtir des églises, édifié la paix dans de nombreuses villes. Il parcourt également la France et fut appelé par le Duc Jean V, Duc de Bretagne. Il fut reçu à Vannes et visita la Bretagne. On atteste son passage à Hennebont, Quimperlé, Guémené, Auray. Il finira par s’établir à Vannes : «  je reviens dans votre ville pour y vivre et mourir » aurait-il dit. Il se convertit à l’ordre des frères prédicateurs de Bretagne. Il mourut le 5 avril 1419 à Vannes. Sa sainteté sera prononcée en 1456 par le Pape Calixte III et par Alain de Coetivy, son légat en Bretagne.

Le procès de canonisation fera ressortir  toutes les œuvres qu’il avait accomplies, les miracles, notamment pour la protection des enfants. De même, il ne parlait qu’en langue espagnole , mais néanmoins les Bas Bretons, Français, Anglais… l’entendaient aussi bien que s’il eut parlé à chacun d’eux dans sa propre langue. En 1534 on rouvrit son tombeau pour homologuer ses reliques, une procession de 150 000 fidèles vêtus de noir et blanc escorta sa châsse d’argent. « Toute la Bretagne priait » raconte un auteur témoin de l’événement. Le culte de ce thaumaturge puissant est encore évoqué chaque dimanche de septembre dans les rues de la ville de Vannes. C’est également à cette date qu’a  lieu le pardon de Plouay.

Saint Isidore

 La statue est située dans le chœur au dessus de l’autel Nord ; cette statue moderne en plâtre, haute de 1,35 mètres date du XIX ème siècle. Il est debout, la main droite contre la poitrine et tient dans sa main gauche une charrue, le pied gauche est en avant et contre sa jambe droite est posée une gerbe de blé. Il regarde le ciel dans une attitude d’imploration, son vêtement est celui d’un paysan. L’ensemble est d’inspiration sulpicienne.

A son habit, on devine que ce saint était invoqué pour les biens de la terre.
On ne sait pratiquement riend e lui. Il serait natif de Madrid, marié à sainte Marie de la Cabeza, paysan.Vie légendaire: les anges labourent le champ pendant qu'il prie ! . Ses vertus devaient être grandes car il fut déclaré patron de Madrid.  Considéré comme saint (à l'instar de nos saint bretons) il n'était pas officiellemen canonisé.
Au début du XVIIè siècle le roi d'Espagne Philippe III fit pression sur Rome et c'est ainsi qu'Isidore fut béatifié en 1619 et surtout canonisé le 12 mars 1622 par le pape Grégoire XV, en compagnie de trois autres saints espagnols - et pas des moindres ! - Sainte Thérèse d'Avila, réformatrice du Carmel, St Ignace de Loyola, fondateur des Jésuites et un autre jésuite, son  compagnon, St François Xavier, envoyé comme missionnaire en Inde et au Japon et mort à la porte de la Chine. Il faut ajouter, lors de cette canonisation, un italien, St Philippe Néri, homme sympathique et plein d'humour qui fonda la congrégation des Oratoriens.
Cette canonisation d'Isidore avec deux jésuites le rendit célèbre dans la Compagnie de Jésus.
En conséquence, les jésuites qui étaient en Bretagne et notamment le Bienheureux Pierre Maunoir, le donnèrent comme modèle aux paysans auxquels ils prêchaient des "missions". Du coup , nombre de nos églises et chapelle ont des statues de saint Isidore, le laboureur, habillées généralement "à la mode" des paysans de la paroisse en question, ce qui intéresse d'ailleurs les historiens

 Notre Dame du Folgoat

 La statue est située sur le mur Nord dans le chœur, technique ronde-bosse, 1,70 mètre ; c’est une vierge à l’enfant qui doit dater du XVIII ème siècle. Elle est debout tenant dans ses bras l’enfant qui lève le bras droit. Elle tient dans sa main droite le globe. Le visage de l’enfant est grimaçant. L’expression du visage, le traitement du drapé font penser à l’inspiration baroque.

Le culte de la Vierge Marie est très développé en Bretagne, Notre Dame du Folgoat a une origine particulière : en l’an de grâce 1350, au territoire de Lesneven dans le Léon habitait un idiot nommé Salomon, Salaün en breton, qui prononçait tout le temps « Avé Maria ». A sa mort, une fleur de lys poussa sur sa tombe. Là où était son hermitage, les seigneurs firent construire une chapelle en son honneur «  Nostre Dame » qui sera « ar-fol-coat » , « le bois du fol ». Puis, le site se transforma en église et devint un lieu de pèlerinage. En 1888, Monseigneur de La Marche fut au point de départ d’un remarquable mouvement de dévotion vers le Folgoat et le pays Léon. A. Million parle de 100 000 pèlerins, 10 évêques, 60 membres du clergé, 24 paroisses. Pourtant ici, la statue est plus ancienne. On raconte qu’à l’église du Folgoat, sous Louis XIV, il y eut des places fondées par des seigneurs qui furent transférées dans d’autres paroisses ; faut-il faire un rapport ?

 Christ en croix :

 Il est placé sur le mur Nord, il est en bois, technique ronde-bosse, 1,20 mètre. La polychromie est moderne. Il a été rénové récemment.
 Il ne reste plus rien des linges sacrés, calices …

 B   Histoire récente

 

 Aux souvenirs du président de l’association actuelle, il y avait autrefois deux pardons : l’un au mois de mai dédié à Saint Isidore, l’autre en septembre dédié à Saint Vincent Ferrier avec procession à la fontaine. Il ne se souvient pas des rogations. En tout cas , les prières dédiées à Marie avaient lieu le soir en mai jusqu’en 1950.

             Un déclin apparaît petit à petit. En 1976-77-78, le prêtre refuse de célébrer la messe tant que la charpente, dangereuse, ne serait pas refaite. C’est seulement depuis 1979 que les pardons ont repris grâce  aux travaux de l’association Saint Vincent créée cette année là.

Faute de fontaine, détruite, la procession se fait autour de la chapelle avec à sa tête une bannière nouvellement acquise.


   

 

       

 

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QUI ETAIT SAINT VINCENT FERRIER ?

 

 (Extrait d'un article paru dans le bulletin paroissial n° 184 de juillet/août 2004)

         ... Saint Vincent Ferrier, nous connaissons tous un peu. Son tombeau est honoré dans la cathédrale de Vannes, où le pardon est célébré le premier dimanche de mai, la fête liturgique officielle étant le 5 mai.

         Saint Vincent Ferrier est né à Valence d’Aragon (Espagne) en 1350, dans un pays et à une époque où les chrétiens devaient se battre pour conserver les valeurs chrétiennes. Il entra chez les dominicains (on les appelle aussi les Frères Prêcheurs), étudia la philosophie, la théologie, les saintes Ecritures, l’art d’enseigner et de débattre, pour convaincre Juifs et Musulmans, nombreux en Espagne à cette époque.

         Secrétaire, un moment, du pape Benoît XIII installé à Avignon, Vincent passa le plus clair de sa vie à prêcher, enseigner l’évangile aux pauvres et aux puissants, pour réveiller la foi, inviter à la réconciliation et à la paix.

         C’est ainsi qu’il vint en Bretagne en 1418, à Nantes, Rennes, Dol, Tréguier, St Pol de Léon, Josselin, Pontivy, Guémené sur Scorff, Questembert et autres lieux… Des milliers de gens accouraient chaque jour pour entendre sa parole enflammée. Il termina sa course apostolique à Vannes, épuisé d’avoir tant marché et tant prêché aux foules. C’était le 5 avril 1419.

         En plus de la cathédrale de Vannes, beaucoup d’églises et de chapelles du Morbihan et de Bretagne gardent son souvenir, une relique, une statue, un vitrail qui le représente en robe blanche et manteau noir des frères prêcheurs, tenant à la main la puissante trompette du jugement de Dieu ( St Vincent tenait un discours sévère et menaçant, dans le style et sans doute selon les besoins du temps).

         On le retrouve à Vannes, au Tour du Parc, St Perreux, St Vincent sur Oust, St Jean la Poterie, Marzan, Questembert, Theix, L’Ile aux Moines, Mendon, Pleugriffet, Kerfourn, Pénéty en Persquen, Kernascléden (et, bien sûr, à Plouay chapelle St Vincent) et sans doute en bien d’autres lieux.

         Je souhaite établir, en commençant par le Morbihan, des chemins de randonnée sur les pas de St Vincent .

         Depuis 500 ans, aujourd’hui encore, le pays de Vannes se souvient de St Vincent Ferrier.

                  J’ajoute que, si les circonstances de l’époque ont suscité des apôtres aussi passionnés que Vincent Ferrier, on peut penser que tôt ou tard, aujourd’hui encore se lèveront des hommes et des femmes pour sillonner villes et campagnes et annoncer à temps et contretemps la Parole évangélique à notre monde en désarroi.

 

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Cantique à St Isidore

Kannen en inour de Sant Izidor        (Parréz Melrand)

Cantique en l’honneur de Saint Isidore ( paroisse de Melrand où, comme à Plouay, Saint Isidore est honoré)
Ecrit dans les années 1920 par le Chanoine Etienne LE  STRAT , curé doyen de Plouay.
Traduction de Monsieur Yves LE  CABELLEC en 2001     

 

                          Diskan

Sant Izidor hun sekouret
De gemér skuir ar hou puhé
Eit ma veemb eurus perpet
Genoh étal en Eutru Doué

  1

Sant Izidor e oé gannet
Er gér a Vadrid, e larér.
E dad, peur a vadeu er bed
Ne oé meit ur héh labourér

 2

E ti é dud, kroédur bihan
Izidor e ziskas abred
Klask ketan pen madeu en Nean
E raug gouni  madeu er bed

 3

Hag a vihan disket elsé
De viuein el ur hristén mat,
Ol é amzér e dremené
E pedein hag é labourat.

 4

Izidor pe oé deit en oed
De gemér ur stad a vuhé
E  ven choéj aveit pried
Ur verh santél eldou eué

 5

Bamdé er labourer gredus
Er pen ketan ag é zeuèh
De bedein hun Salvér Jézus
E ié d’en iliz get hirèh

 6

Pe oé achiu en overen
Ha laret ol e bedenneu
E hé de labourat aben
Betag en noz en é barkeu

 7

Tud fal d’é vestr en doé laret
E kollé er sant é amzér
E patérat elsé perpet
E léh monet get en arér

 8

Er mestr e zou deit de huélet,
Ha chomet ardran un herrad
Chetu ean guh é sellet
Doh Izidor é labourat

 9

Guélet e hra. O burhud kaèr !
Ar un dro get é servitour
Deu  El é kondui en arér
Ha hemb arsaù doh er sekour.

 10

Marù Izidor er labourér
E zou santél el é vuhé
Er Baraouiz é kreiz er gloér
E ma bremen eurus get Doué

 11

En hou parréz, tud a Velrand
Sant Izidor zou inouret
Tosteit get ur gred beruidant
D’er chapél gaèr dehou saùet

 12

Labourizion getou karet
Deit de houlén é hoarnasion :
Hui houér erhoal é ma hanuet
Sant patrom er labourizion.

 13

E pep mechér hag é pep stad
En neb en des volanté reih
E hel bamdé um santélat
Ha gobér é salvedigeh

 14

Get hou patrom santél disket
Chervij en Eutru Doué ketan
Ha klask é rauk madeu erbet
Er madeu kaèroh ag en Nean.

 15

El Izidor gouiet bamdé
Kenig de Zoué hou labourieu.
Er pedein a galon eué
Eit ma vou fréhus hou parkeu.

 16

Sekouret ni, Sant Izidor
De viùein ataù sonn er fé
Eit ma vou d’emb en Nean digor
En achimant ag hur buhé.

 

 

 Refrain

Saint Isidore, aidez-nous
A prendre exemple sur votre vie
Afin que nous soyons toujours heureux
Avec vous auprès du Seigneur Dieu.

 1

Saint Isidore était né
Dans la ville de MADRID (dit-on).
Son père, pauvre des biens de la terre,
N’était qu’un pauvre laboureur.

 2

Enfant, chez ses parents,
Isidore apprit très tôt
A chercher tout d’abord les richesses du ciel
Avant de gagner les biens de ce monde.

3

Elevé ainsi dès son jeune âge
A vivre en bon chrétien
Il passait tout son temps
A prier et à travailler.

 4

Lorsque Isidore arriva en âge
De s’installer dans la vie
Il tint à choisir pour épouse
Une fille aussi vertueuse que lui.

 5

Chaque jour le laboureur fervent
Dès le commencement de sa journée,
Pour prier le Seigneur Jésus,
Allait à l’église avec empressement.

 6

Sitôt la messe achevée
Et toutes les prières dites
Il allait travailler sans attendre
Dans ses champs jusqu’à la nuit.

 7

Des gens mal intentionnés avaient dit à son maître
Que le saint perdait son temps
A réciter ainsi des prières sans arrêt
Plutôt que de suivre la charrue.

8

Le maître est venu voir,
Est resté derrière un moment,
Le voilà qu’il surveille en cachette
Isidore dans son travail.

 9

Il voit O merveille sans pareille
En même temps que son serviteur
Deux anges conduire la charrue
Et l’aider sans répit dans sa tâche.

 10

La mort d’Isidore le laboureur
Est sainte comme sa vie.
Dans le paradis au milieu de la gloire
Il est maintenant heureux avec Dieu.

 11

Dans votre paroisse, gens  de MELRAND
Saint Isidore est honoré.
Approchez avec une foi fervente
De la chapelle qu’on lui a édifiée.

 12

Laboureurs aimés de lui
Venez demander sa protection.
Vous savez  bien qu’il est appelé 
Le Saint Patron des laboureurs.

 13

Dans chaque métier, dans chaque condition
Celui qui a une conduite exemplaire
Peut chaque jour se sanctifier
Et faire son salut

 14

Avec votre Saint patron, apprenez
Tout d’abord à servir Dieu
Et cherchez, avant d’autres biens,
Les richesses plus belles des cieux.

 15

Comme Isidore sachez chaque jour
Offrir à Dieu vos travaux,
Le prier avec ferveur aussi
Pour que vos champs soient fertiles.

 16

Aidez-nous Saint Isidore
A vivre toujours solides dans la foi
Pour que le ciel nous soit ouvert
A la fin de notre vie.

 

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La restauration de la Chapelle Saint-Vincent  

Par l’Association des Amis du quartier de St-Vincent.



La chapelle en 1978

 

 Une formidable aventure qui a permis :

 -         la sauvegarde d’une partie de notre patrimoine PLOUAYSIEN,
                               -         de retrouver la possibilité d’y effectuer des offices religieux et de renouer
                             ainsi avec la tradition des pardons de saint Vincent et saint Isidore,

 Un projet important qui a été possible grâce :

 -        au grand élan de solidarité des  habitants du quartier,
 -        au soutien de nombreux Plouaysiens et Morbihannais,
 -        à une subvention de la commune,
 -        au  formidable dévouement de toutes les familles du quartier qui ont participé activement,
         selon leurs compétences ou leurs possibilités, aux travaux de remise en état,-
-       à la bienveillance  de certains commerçants qui ont autorisé le report des échéances de paiement,
-         à la création d’une association «des amis du quartier de Saint- Vincent » qui, depuis sa création
        en 1979, a su gérer les travaux  mais aussi organiser les pardons annuels qui attirent chaque année
         un peu plus de monde,

 Le début de l’aventure.

 Alors que la chapelle était devenue inutilisable en raison des risques d’effondrement de la toiture, l’idée d’une restauration de ce monument par les habitants du quartier est émise en 1979.

Après deux réunions préparatoires les 21 avril et 11 mai 1979, en présence de Monsieur le Curé, Monsieur le Député Maire et un nombre important d’habitants du quartier, rendez-vous est donné le 25 mai 1979 pour :
-         former le bureau d’une association,
-         mettre en place un programme de travaux ,
-         rechercher les fonds nécessaires pour financer les opérations de sauvetage de la chapelle,

Le 25 mai 1979 le bureau de  l’association « des amis du quartier de Saint-Vincent » est formé. Monsieur Joseph Graignic est le président d’honneur. Joël Le Guen, Guy Le Henanff et Emile Le Diodic, qui seront les présidents successifs jusqu’à ce jour, font partie du bureau.

         L’objectif qui est alors fixé est ambitieux : les travaux de toiture devront être terminés avant le 2 septembre 1979 afin de permettre le pardon de saint Vincent.

          Dès le 16 juin les travaux commencent et, faute de finances, toutes les idées sont bonnes pour économiser ou réduire les dépenses. Les échafaudages sont construits selon la technique du siècle précédent afin de déposer la vieille toiture, la vieille charpente puis remonter un bel ensemble neuf. Des arbres, dons de certains agriculteurs, sont abattus, débités et traités pour les voliges et les chevrons.


La charpente restaurée en 1979 avec les « moyens du bord ». Heureusement les compétences diverses
( chef de chantier, maçons, plâtriers, charpentiers, menuisiers, couvreurs, etc. ) permettent une réalisation parfaite .

Chaque week-end, nombreux sont les ouvriers bénévoles à travailler pour la remise en état de la toiture mais aussi pour nettoyer l’environnement de la chapelle. En fin de journée de travail une pause bien méritée permet également d’assurer la photo de groupe, souvenir d’un rassemblement spontané de bonnes volontés . Il est bien triste de constater combien des personnes photographiées sont malheureusement décédées depuis.

  Fin août 1979, les statues qui étaient à l’abri dans le grenier de la mairie pour la durée des travaux  reprennent leur place dans la chapelle.

                              
       la statue de St Vincent                                                 la statue de la vierge à l'enfant   

La reprise des pardons de saint Vincent et saint Isidore.

 Le 2 septembre 1979, comme prévu, Monsieur le Curé peut dire sa messe dans la chapelle qui est trop petite pour contenir tous les fidèles.
Le pardon de saint Vincent est un succès.
 Ce succès est le résultat de l’œuvre de toutes les familles du quartier qui ont fait preuve de générosité.

Tous ont consacré du temps à la chapelle pour qu’elle soit belle afin d’accueillir les pèlerins.

Beaucoup  ont donné des matières premières  pour la confection de crêpes et gâteaux
que d’autres ont préparé activement.
Ces gâteaux et crêpes sont vendus au profit de la restauration de la chapelle le jour du pardon.

A l’initiative d’une jeune fille du quartier, un cortège de noce Bretonne,
composé d’une dizaine de personnes ayant revêtu le costume Breton traditionnel
et précédé de jeunes joueurs d’accordéon, arrive de Questenen Plaine.

Et le soir venu, nombreux sont ceux qui cuisinent  ou assurent le service pour le plat traditionnel
de « l’andouille chaude » très apprécié des gourmets.

  Monsieur le Curé, Monsieur le Député Maire, l’association des Amis du quartier de Saint-Vincent
et tout le quartier lui-même mais aussi les Plouaysiens en général sont heureux
et satisfaits de cette reprise d’activité de la chapelle et du retour des pardons.

 Pour récompenser les efforts accomplis par tous les bénévoles qui ont œuvré à la réfection des chapelles de Saint-Sauveur, Saint-Sébastien et Saint-Vincent la Municipalité offre un repas
afin de les remercier d’avoir participé à la sauvegarde de notre patrimoine local.

 

L’aventure continue…..

 Depuis, chaque année, les pardons de saint Isidore début mai et de saint Vincent fin août ou début septembre attirent toujours beaucoup de monde.

En effet les efforts de l’association et des habitants du quartier ne se sont pas limités à la seule réfection de toiture de leur chapelle.

 C’est avec une constance sans faille que l’association des Amis du quartier Saint- Vincent s’applique à améliorer l’aspect de la chapelle et de son environnement.

Ainsi les vitraux ont été posés, une bannière neuve achetée,
les bancs remplacés, l’éclairage installé, etc...



Emile Le Diodic, président actuel de l’association, en poste depuis 25 années,
veille également au bon déroulement des pardons annuels.

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