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 CHAPELLES ET PARDONS            

NOTRE DAME DES FLEURS

Rencontre avec une famille du quartier de Notre Dame des Fleurs qui nous parle de leur chapelle…

… Avec la collaboration du président du comité de chapelle…

     

Parlez-nous du pardon d'autrefois…

Regardez cette photo : elle date des années 1910… Imaginez le pardon à l'époque ! C'est le 3 ème dimanche de mai. 4 à 5000 personnes y viennent, certains dès la veille, participer aux offices (vêpres, 2 messes, processions à la fontaine) ! Vu la grande foule ces offices se déroulaient sur l'espace devant la chapelle où était dressée une estrade (aujourd'hui remplacée par l'autel et le calvaire en pierre de la carrière de Kermandu toute proche).

 Les hommes en habit breton avec leur chapeaux rond à guides, les femmes habillées à la mais aussi les commerçants du pays qui proposent bonbons, gâteaux, crêpes, far, jouets et…4 ou 5 bistrots qui servent du cidre tiré à la clé…

A la fontaine, une petite statue en bois figurant Notre Dame était placée dans la niche et décorée de fleurs sauvages par les fidèles; une femme se chargeait de "vendre" de l'eau aux pèlerins à raison de deux sous le bol. Un peu en aval, une fontainette permettait aux fidèles de se baigner les pieds douloureux et de soigner les mauvaises plaies. Quant aux jeunes filles qui dési­raient se marier dans l'année, elles essayaient de loger dans le trou central de la fontaine quelques piécettes ou des épinglesde luxe

La procession s'étirait démesurément longue, les premiers étant déjà à la fontaine, alors que les derniers étaient encore à la chapelle. A cent mètres de`la chapelle environ, on contour­nait un monticule qui avait dû servir au feu de joie. Un ange devait descendre du clocher de la  chapelle pour allumer le feu : il existe encore, mais un peu fatigué !

 .

Aujourd'hui, que se passe-t-il ?

Nous ne sommes plus dans les grands rassemblements d'autrefois ! Il y a à peine quelques décennies un prêtre venait encore assurer la messe chaque dimanche. Le pardon (qui sera cette année le 14 mai), rassemble environ 300 fidèles qui poursuivent la procession et la messe par un repas champêtre qui regroupent environ 200 personnes

 Qui vénère-t-on ici ?

On honore la Vierge Marie sous deux vocables : Notre Dame des Fleurs au mois de Mai et Notre Dame de la Délivrance au mois de Septembre.   Leurs statues en bois polychrome sont dans le chœur avec St Gervais et St Isidore.

Quelles sont les particularités de la chapelle ?

     La chapelle est située à 7 kms à l'est du bourg de Plouay.

Ses origines remontent au XV ème siècle. Elle fait partie de la lignée des "grandes" chapelles de la région : St Fiacre, Ste Barbe, Quelven, Crénéan.

A l'époque on y accédait difficilement : deux voies charretières pleines d'ornières et de boue permettaient l'accès. Il s'agit d'un ensemble architectural de forme rectangulaire, édifié avec des pierres de moyenne et grande taille de la carrière de Kermandu toute proche). Les portes et fenêtres sont de formes ogivales. Elle mesure intérieurement 18 mètres de long sur 6 mètres de large.

Ce plan se termine par un chevet à 3 pans.

Le rayonnement de la chapelle, édifiée près d'un monastère vers 1450-1460, sera à son apogée au XVI siècle. Le transept date de 1532, le retable dans le chœur porte la date de 1774.le clocheton carré du XVIII siècle, la sacristie de 1888, l'autel extérieur de 1954. La nef unique se termine par un choeur. Un templier avec armure et sabre est représenté sur une sculpture en façade. La porte latérale droite est classée monument historique.

Et le comité de chapelle, que vit-il ?

            Les habitants du quartier, comme pour beaucoup de chapelles, se sont mobilisés pour protéger et entretenir leur patrimoine.
Depuis la création du comité en 1981, nous voyons des gens de différents horizons, y compris des jeunes qui viennent donner un coup de main : la participation des bénévoles, croyant ou non, permet une meilleure connaissance les uns des autres. A travers le plaisir de donner un coup de main, elle facilite des relations qui, il faut le dire, n'existeraient sans doute pas sans cette prise en charge collective : nous ne nous verrions jamais ! Ensemble nous avons déjà bien travaillé : tribune, jointoiement des pierres, peinture, toiture, dallage extérieur, aménagement du site…

Nos prochains projets ? Prévoir un raccordement électrique pour un éclairage intérieur plus performant et placer un autel digne de ce nom dans notre chapelle qui sera en place au prochain pardon !

Voici un complément d'informations proposé par Pierre Le Cabellec en septembre 2015 :

A noter qu'il s'agit de N.D. des Fleurs à fruits (Bleu) et non des fleurs ornementales (Boquedeu). La Vierge Marie est importante pour le fruit qu'elle nous a donné. Cela aurait-il aussi un lien avec ces jeunes filles qui voulaient se marier dans l'année et jetaient une épingle dans la fontaine ? A vérifier si cela ne se faisait pas dans d'autres chapelles sous un autre vocable que " intro Varia er bleu."

"Ce serait le chanoine Etienne Marie LE STRAT, originaire de Pluméliau, né en 1865, ordonné prêtre en 1889 (encore vivant au moins au début de 1950 et retiré dans son pays natal) qui aurait écrit le second cantique (voir plus bas).

Pour le retable de la Chapelle des Fleurs  il nous invite à remarquer sa ressemblance avec celui de l'église paroissiale : " Il faudrait chercher qui est à l'origine de ces travaux d'embellissement. N'oublions pas qu'avant la Révolution de 1789 sv. la paroisse de Plouay dépendait du Chapitre cathédral de Vannes  qui percevait les dîmes et n'en reversait qu'une partie au clergé local, recteur et vicaire (qu'on appelait le curé) . Ceci peut expliquer que le recteur François TATIBOUËT, au moment de la Constitution Civile du clergé, fut un prêtre "jureur" - très modéré -, mais les autres prêtres en service dans la paroisse, après avoir juré, ont annulé leur serment le lendemain ou le surlendemain. "
C'est un prêtre qui était, semble-t-il, estimé de ses confrères. D'autre part quand sous la Convention - il était alors "réfugié" à Lorient ( Plouay tournait un peu vers la chouannerie, dont un des centres était St-Yves en Bubry) -  on lui demanda de "remettre ses lettres de prêtrise" , il refusa, comme d'ailleurs tout le clergé lorientais. On les "déporta" à Paris et ils ne furent sauvés que par le Coup d'État du 9 thermidor qui vit la chute de Robespierre, guillotiné le lendemain.
Après la signature du Concordat, le nouvel Évêque de Vannes, Monsieur (sic) de Pancemont, évêque remarquable, avait l'obligation de nommer parmi les nouveaux recteurs et doyens des prêtres "constitutionnels" et c'est ainsi qu'en 1802 Tatibouët fut nommé de nouveau à Plouay, mais Plouay, chef lieu de canton n'était pas "doyenné" (le seul cas dans le diocèse). Pour ne pas donner le titre de doyen à Tatibouët, on fit d'Inguiniel un doyenné. Du coup Tatibouët refusa de revenir à Plouay. Il mourut à Lorient en 1804 à l'âge de 58 ans.

Revenons à la nomination du premier recteur "concordataire" à Plouay. Ce fut l'ancien recteur de Bubry, Benjamin VIDELO, qui soutenait les chouans sans le faire officiellement. Le préfet Jullien, consulté obligatoirement pour l'accepter comme recteur de Plouay, à la place de Tatibouët, écrit à l'évêque :
"Ce nom a été assez célèbre dans la chouannerie dont toute la famille avait embrassé le parti. Mais depuis la fin des troubles, le Sr Videlo a repris le caractère et les habitudes de son état et je n'ai rien à dire de lui qui ne soit à son avantage". Il fut donc nommé à Plouay. Il eut un conflit avec ses paroissiens à propos du pardon de Ste Anne. Le 12 août 1805 il écrit à Pancemont : " Jusqu'ici j'ai à peu près réussi à interdire les danses qui se font très souvent auprès des chapelles frairiennes, les jours de pardon. Je n'eus cependant pas cette consolation l'an passé à une chapelle que nous avons sous l'invocation de Sainte-Anne". Pour prévenir ce désordre une seconde fois il refusa de s'y rendre l'année suivante pour célébrer la messe du pardon. Qu'à cela ne tienne, on fit l'office sans lui et "tout cela suivi de danses comme l'an passé" . [Mes "sources" , ici:  Claude Langlois, Un diocèse breton au début du XIXè siècle , Ed Université de Haute Bretagne, 1974, p 503, ne me permettent pas de dire ce que signifie qu'on fit l'office sans le curé : ont ils chanté seulement les vêpres en latin, suivies de la procession à la fontaine ?Ca m'étonnerait qu'ils ait chanté une "messe blanche" : Kyrie, Gloria, Credo, Sanctus, Agnus.
B. Videlo fut ensuite nommé curé de Ploemeur en 1811 par Mgr Bausset  et Vicaire Général par Mgr Garnier en 1827, à l'âge de 70 ans et il resta vicaire général jusqu'à ses 94 ans,; il mourut le 2 nov. 1851
Mais il y avait alors, il me semble, quatre vicaires généraux dans le diocèse: un par archiprêtré: Vannes, Ploërmel, Pontivy, Lorient. En 1950 deux: pays breton et pays gallo.
Actuellement, un seul, conformément au nouveau Droit Canon d'après Vatican II.

Mais on fait venir des prêtres d'Afrique après y avoir envoyé des missionnaires aux 19è et 20è s.
Combien de temps vont continuer les pardons bretons, dans leur composante religieuse ?

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Présentation de la chapelle en breton

Chapel Intron Varia ar Bleun

 Kreis ar 15ved Kantved, 16ved, 18ved, ha 20ved Kantvedoù.

 Chapel ar Bleunv dirag ho taoulagad zo àr-dro 7 km a zoc'h Ploué,

•     penn pellan ar sav-heol 'bar barres. Savet eo àr un uhelenn a 140 m.

 ·         Ur saverezh rektangl an heni eo ged pezhioù bras pe etre, ged dorioù ha fenestroù krometennet. Gober a ra an diabarzh 18 m. a hirded ha 6 m. a ledanded, ged ur penn-ilis e ter lodenn. Savet 'ba tal ur manac'hti àr-dro 1450 - 1460, e kemeras ar chapel ur poues- bras d'ar 16ved Kantved. Renevezet eo bet ar savadur oc'hpenn ur wezh : ar groasenn a oa bet savet 'bar blez 1532, an tourig karrez en 18ved kantvlezad, ar sakrist-ti e 1888, an aoter diavaes-e1954. Ur c'heur a ya d'achiù korv an ilis. Kisellet eo bet ur manac'h ruz ged e wiskamant houarn hag e sabrenn àr dal ar chapel.

 ·            Er chapel-mafi ag ar re gaerrafi ha par da rummad re ar c'hornad (Kelwen, krenenan, Santes Barba, Sant Fiakr hag all), e vez eno­ret ha pedet ar Werc'hes e-dan daoù hanw : Intron Varia ar Bleufiv

•    mis Mae, hag Intron Varia an "Delivrafis" e mis Gwengolo.

Ar ar stern-aoter e kaver an dat a 1774. Taoler a raer pied doc'h portredoù koed liesliw Intron Varia ar Bleunv, Intron Varia an "Delivrafts", Sant Jerves ha Sant Isidor.

 ·        Tostaad doc'h ar chapel a oa diaes tre er mare-hont :.daôù..hent­karr leun a skosselloù hag a vouilhenn a rae an tu d'ar c'hirri tostaad, e-pad ma vese kemeret ur vinojenn àr vord ar parkoù ged an dud àr droed pe àr varc'h-houarn.

Prevez e oa an tachad ha miret d'ar berc'hinderion a gemere perzh 'barzh al lidoù sul. Neoazh o dese an davarnision an droed da sevel o stal, pell 'walc'h e-dan ar faw.

E c'houlenn an aluson ged tud ar pardon 'vese daoù glaskour bara,_ dail anehe, ar memes re dalc'hmad, peb unan e lec'h dehors. Ur biakenn gouevr bras ha rektangl a zougent àr o bruch, skrivet àrnehi o hafiw hag heni o farres. A mod-sen e vese permetet dehe chom ha goulenn an aluson.

 

AR PARDON

Hanter kant vlez-so...

 Pezh deiz ? an drived sul a vis Mae. 'Barzh ar pardon, e kaved ar gosperoù kentafi, ar vijil, diw overenn deiz ar gouel, ar gosperoù enderw, hag ar prodission d'ar feuntan.

 Nag ar berc'hinderion? Pewar pe pemp mil da nebeutafi : ar baotred ged ar dilhad breton hag an tok ront ged gidoù, ar merc'hed 'gis ar vro Pourlet pe heni an Oriant. Beleion ar parresioù tost a gemere perzh, hag ar goristed a vese kountant bras pandeogwir oant "gâtez"

 En diavaes 'vese lâret an overenn-bred hag ar gosperoù tro-àr-dro ul leurenn goed savet doc'h mangoer ar chapel; an aoter hag ar c'halvar ged mein Kermandu o deus kemeret lec'h al leurenn hiriw an deiz.

E lôjellig ar feuntan, 'vese lec'hiet portredig koed an Intron Varia brawaet a vokedi gouez ged  dud a ilis ; ur vaoues a vese he c'harg gwerzhifi dour d'ar berc'hinderion hen rae 'wid daoù vlank ar bolad. Un tammig iselloc'h àr ar wazh, e rae ur feun­tanig an tu da dud ar pardon da souban o zreid pistiget 'ban dour ha d'ober àr-dro o goulioù fall. Ar merc'hed yaouank, hag o doa c'hoant dimezifi 'bar blez, a essaee lakaad e toull kreis ar feun­tan un nebeud pezhioù bihan pe spilhennoù tonius. Ar prodission 'n em astenne hir abominapl : arru oa ar re gentan doc'h ar feun­tan pa n'o doa ket c'hoazh fichet ar re 'rail. Ur c'hant metr bennaked doc'h ar chapel, 'vese gwraet tro ur votennig ag he doa servijet moarvad d'an tantad. Deloud a rae un ael dichenn ag an tour 'wid bewan an tan.

 Ar foranerion a vese ur yuc'h anehe er pardon. Ar re gentafi a oa an termajied ged o c'hoarioû hag o àrwestoù. Ar varc'hadision 'rail a oa ag ar vro, ha kennig a raent bonbonioù, katew, far,, c'hoarielloù... Pader pe bemp tavarn a servije jistr tennet ged an alc'hwez...

 Achu ged ar pardon bras, e vese kemeret un emgav ewid mis Gwen­golo : deiz pardon Intron Varia an "Delivrafis", en em welehe en­dro an tiadoù àrlerc'h labourioù kaled an hafiv.

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                   Les cantiques à ND des Fleurs

 1)  Intron Vari Rouannez er Bleu

 DISKAN

Prézet kleuet hun pédenneu

Intron Vari, Rouannéz er bleu

I

Mari, reit e hues d'emb Jézus,  Er fréh ag hou korv présius,

Er brauan boket hemb arvar En dès biskoah guélet en doar.

                        II

Eit ma vleuou, o Mam tinér , Boketeu fresk eit hous autér,

Ma vou hanval doh ur boket, Kalon hou pugalé karet. 

III

Eit ma vleuou d'en néué han, Arlerh goal amzér er gouian,

E pep park hag é pep perlé, Eit ma vleuou er bleû ér gué. 

1V

Mes, allas, revé lavar Breih Rah er bleu ne droant ket de frèh :

Pelleit enta er fal amzèr, Goaniet ni doh en diovér. 

V

Eit ma vleuou èr parkeu bras, Edan en hiaul, er bléad glas,

Eit ma plégou é pep kornad, Ou fenneu ponnér, en tuézad.

VI

Aveit ma ridou ar er leur, Er gran milén avel en eur,

Ma vou bara huek é pep ti, Ha bled guen aveit en Hosti 

VII

Eit ma vleuou é pep tiegeh Er reihted hag ér santéleh

Ma vou tiér er Vretoned  Guir ranteleh Jézus ér bed. 

 VIII

Aveit ma vleuou er vuhé E pep tiegeh get sekour Doué :

Eit ne vou kavet é nep ti Melkoni ur havel gouli. 

                          1X

Fit ma vleuou er sacrifis E kaloneu en ol Breihiz

Ma zesaueint ou bugalé Revé lézen en Eutru Doué. 

X

Eit ne vou kavet ér barrez Meit bugalé lan a furnéz

Eit ma vleuou én ou housians, Bleuen tinér en aboeisans. 

XI

Aveit ma vleuou én ou mesk Eit en autér bokèteu fresk,

Tud Santél : béleg pé léannéz, Eit brasan inour ér barréz. 

XII

Eit ma vleuou en honestiz Ar tal divlam er iouankis,

Eit ma larou, et hun tud koh : "Um gousi... Pas, meruél Kentoh"

XIII

Eit ma vleuo karanté reih E Kreiz en dud iouank a Vreih,

 Pen deint d'en iliz de houlen Benoh Doué eit ou éréden.

                     XIV

Eit ma vleuou er pédenneu Ker stank él er brug ér lanneu

 Ar géneu er labourizion, Hag èn donded ag ou halon. 

XV

Eit ma vleuou en Espérans Eit omb, ér vro-men a néhans,

E hortoz bout genoh un dé Eurus eit en Eternité.

 

2) Kannen en Inour d'en Intron Varia er Bleun Parrez Ploué

Pour Pierre Le Cabellec, ce cantique aurait été composé par le curé de Plouay, le chanoine Etienne Marie LE STRAT, originaire de Pluméliau, né en 1865, ordonné prêtre en 1889 (encore vivant au moins au début de 1950 et retiré dans son pays natal).
Ecouter deux chants de lui sur le site de la chorale kanerion er scorv de Plouay ("complainte d'un exilé à Paris" et "clocher neuf") 

DISKAN

O Mam Santél, Intron er Bleu, Genoh é ma. en ol gréseu

Sekouret ni, hou pugalé, D'arriu ér Baraouéz un dé !

                                                                               1

En hou chapél, ar doar Ploué,Deit omb d'hou pedein, Mam de Zoué;

Deit omb ér léh men a hréseuDe ziskoein d'oh hun dobérieu.

  II

Ni houér é kavéemb genoh Un digemér biskoah dousoh ;

Rak, o Mari,  Mam hun Salvér,Hui zou eué hun Mam tinér.

 III

Pé mam ne gar é bugaléi la ne ven gober vad dehé ?

N'hellér kavet, Intron Vari, Ur vam ker mad aved oh hui.

 IV

En hou chapél, Intron er Bleu, En neb hou ped, hui er cheleu.

Biskoah hanni n'en des laret  E ma bet genoh dilézet.

 V

Raksé get er brasan hiréh Doh hou treid, Mam a vadeleh.

E ta liéz perhinderion A drest peb tra dé ér pardon.

 VI

Agent hun tadeu, tud a fé, Eit diskoein d'oh ou haranté,

Er chapél men ou des sauet, En inour d'oh, Mam beniget

  VII

Ha hui, aveit diskoein dehé Penauz en ou harèh oué,

Ar hun tadeu e hués skuillet Gréseu nombrus, grèseu choéjet.

  VIII

O Mam Santél, ar nomb eué Skuillet grèseu get larganté ;

Dakoret d'emb èl d'hun tadeu Er choej ag ou tonézoneu.

 IX

Sekourct ni, bras ïia bihan Dégaset iehed d'er ré klan,

Konfort d'er haloneu gloézet, Pardon d'er péhour ankinet.

 X

En hun halon, Intron er Bleu, Groeit am vleuou er vertuieu ;

Groeit ma veemb gredus er fé, Sentus atau doh lézen Doué.

 XI

En eurusted ne gavér ket E kréiz er joéieu ag er bed.

Sauet hun chonj, o Mam Santél Betag er joéieu éternel.

 

XII

 En achimant ag hun buhé O Mam, digoret d'em en Né,

Leh ma véemb perpet eurus Genoh étal hou Mab Jésus


 

Les photos

 

 Retable 1991

 

 LE PARDON VERS LES 1910

 

 

 LA FONTAINE EN 1907

 

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